Développer son Energie Interne par les Techniques Phosphéniques
Techniques phosphéniques et Pratique martiale :
Comment le Phosphénisme Vous permet de développer votre énergie interne.

Partie II / Religions et Arts Martiaux

par Daniel Stiennon Juin, 2012 Editions Phosphenisme

 

 

1.2. La principale constatation que l’on peut faire,
c’est que la plupart des arts martiaux ont été créés par des religieux :

 

Les guerriers qui ont créé une technique ou une forme de combat l’ont toujours réalisée durant une retraite dans un temple ou dans un monastère ou en s’écartant de la société pour vivre dans la nature “ selon leur religion ”.

Vers 500 après J.-C., le moine bouddhiste Bodhidharma quitta son Inde natale et vint s’installer en Chine. Il se présenta au célèbre monastère de Shaolin, mais les moines ne voulurent pas le recevoir. Aussi, pendant neuf ans, médita-t-il devant le monastère. Là, il créa sous forme d’art de combat les styles interne et externe.

Le style interne (nei-chia) s’attache essentiellement à faire prendre conscience au pratiquant du potentiel énergétique qui se trouve en lui, à faire monter cette énergie, à la développer et à la projeter.

Le style externe (wai-chia) consiste en des techniques de corps à corps violentes et physiquement puissantes. Bodhidharma a également créé le Ch’an qui devint le Zen au Japon et auquel s’intéressèrent bon nombre de guerriers. C’est également un prêtre bouddhiste, Won Kwang Bopsa, qui en Corée créa le Hwa Rang Do. Ceci au profit d’un ordre de guerriers d’élite, les Hwa rang, sur la demande du roi Chinhung (540 A.D.). Ces guerriers étaient connus pour être redoutables et les anecdotes nationales vantent les exploits de ces combattants. Leurs pieds étaient comparés à des sabres, véritables Katana tant leur vitesse de frappe et leur puissance étaient grandes. L’armure en bois d’un adversaire pouvait être brisée d’un coup direct, tuant l’homme instantanément. Sur une gravure représentant un héros coréen, le général Yoo Shin Kim est à genoux, les mains jointes. Son sabre, un véritable Katana d’époque est posé sur un autel de pierre, près d’un vase où brûle de l’encens. Devant ce personnage, un vieillard se tient debout, appuyé sur un long bâton. La légende de la gravure est Le Général Yoo Shin Kim au mont Dan Suk, pratiquant le Hwa Rang Do (611 A.D.). Or, le général n’est pas représenté au combat, ni s’entraînant au maniement d’armes, mais il fixe un rayon de soleil pénétrant dans la grotte par un orifice. La légende dit bien “ … pratiquant le Hwa Rang Do ”.

 

Les religions asiatiques sont avant tout des cultes solaires.

 

 

 

 

 

De plus, comme la plupart des arts martiaux, cet art coréen n’était pas considéré comme un but en soi mais comme un “ chemin ” permettant de relier l’univers intérieur de l’Homme au Principe Universel (Hwa-Rang-Do).

Cette ambition des créateurs d’arts martiaux d’élever la notion de combat à celle de voie d’accomplissement de l’individu se retrouve dans beaucoup de techniques, qu’elles soient hindoues, coréennes, chinoises ou japonaises. Du moins était-ce vrai à une certaine époque du fait que les arts martiaux, à leur origine, étaient très étroitement liés à la religion. Le mot “ religion ” vient du latin religare et signifie “ relier ”. Ce concept est parallèle à la notion asiatique de “ voie, chemin ” ; il n’est donc pas surprenant que même à travers des voies guerrières, les religieux aient exprimé le fond de leur foi et de leurs connaissances. Il faut en conclure que c’est au sein des religions asiatiques que les arts martiaux trouvaient le principe actif qui donnait autant de puissance et d’efficacité à ceux qui l’employaient.

 

L'influence spirituelle et révélation de Morihei Ueshiba.

 

 

Après avoir toute sa vie été un terrible samouraï, Morihei Ueshiba fit une retraite dans un monastère où dit-on il y passa beaucoup de temps à méditer et à psalmodier les noms des divinités du panthéon shinto. Sans en avoir conscience, et par ce qu'il devait avoir une prédisposition, le rythme ainsi créé dans sa pensée par la répétition des noms des divinités a engendrés des connexions neurologiques, ce qui a eu pour effet de l'amener dans un autre état de conscience lui permettant ainsi d'arriver à ce qu'il faut bien appeler “ la REVELATION ”.

 

Mohiei Ueshiba

(Photographie Trouvé sur Internet : O Sensei Morihei UESHIBA - Maître-fondateur de l'Aïkido. Bercé dans l'hermétisme Shinto (Go-Shinto), on peut penser que le maître fixe le soleil où le ciel lumineux.

 

LE TAOISME

 

De la pensée taoïste, sont nés de nombreux arts martiaux. Les prêtres taoïstes étaient vénérés et respectés pour les nombreux “ pouvoirs ” qu’ils possédaient. On leur prêtait la connaissance de tous les moyens d’action, directs et indirects, sur les êtres et sur la Nature. La doctrine taoïste s’est développée dans le milieu des archivistes seigneuriaux, lesquels enregistraient et détenaient toutes les informations sur les cultes et les rites que les nobles et les seigneurs devaient accomplir. Des princes, des seigneurs, des empereurs n’ont d’ailleurs pas hésité à s’entourer de prêtres taoïstes. Après avoir assis leur pouvoir, certains ont même tenté d’éliminer les taoïstes, de crainte qu’ils n’aillent porter leurs enseignements à d’autres seigneurs. Comme pour le confucianisme, ces enseignements étaient fondés sur de vieilles croyances, mais l’orientation taoïste était avant tout mystique et l’objectif était d’accéder à un pouvoir personnel sur les hommes et sur la Nature. Pour arriver à leur fin, les moines taoïstes allaient vivre dans la nature “ parmi les pics et les ravins des montagnes ”.

Le moyen leur permettant d’atteindre cette Puissance de Réalisation était la méditation. La concentration sur un point unique les faisait accéder à l’extase. Mais là encore, comme pour le bouddhisme, ce n’était pas le principe essentiel. L’adepte taoïste cherchait à se nourrir des énergies de la nature et pour cela il utilisait de très vieilles techniques : entre autres choses, il absorbait l’énergie yin et yang de la nature en prenant des bains de lune (yin) et des bains de soleil (yang).

Il pratiquait des exercices respiratoires dont la phase la plus importante était la rétention prolongée de l’air qui préparait à l’extase. Il absorbait le feu du soleil, comparé à de l’or, par l’intermédiaire d’un miroir, c’est-à-dire qu’il fixait le reflet du soleil sur un miroir. À l’aide d’un certain coquillage, il extrayait la “ rosée de la lune ”. Ce coquillage servait de miroir comme les autres éléments desquels il tirait les énergies yin et yang, à savoir l’argent, les perles et les jades, précisément appréciés pour leurs reflets. Un grand nombre d’œuvres de la “ secte ” taoïste se présentent comme les produits d’une révélation. Ce qui ne surprend pas lorsqu’on sait que la pratique des fixations de sources lumineuses permet d’obtenir l’inspiration sous forme d’idées approfondies et clairement exprimées sur des questions, des problèmes, des thèmes de réflexion. Cela parce que les phosphènes agissant sur le système nerveux permettent d’avoir accès aux couches profondes du subconscient, de développer la mémoire et la créativité. (Pour les applications pédagogiques des phosphènes, lire le Mixage phosphénique en pédagogie du Docteur LEFEBURE.)

 

LA RELIGION SHINTO (JAPON)

 

Au milieu du Ve siècle de notre ère, la Chine apporte son écriture au Japon qui n’en possédait pas. On ne sait donc rien de certain sur le Japon précédant cette époque. En même temps que l’écriture, que le Japon adapte d’une façon autonome, la Chine fournit un modèle d’administration, ses religions (confucianisme, bouddhisme, taoïsme) et les bases culturelles qui influencèrent le développement historique du Japon.

Au VIe siècle, le mot Shinto fut créé pour bien démarquer les pratiques religieuses japonaises de l’apport chinois, ce qui ne dut pas être évident car le mot “ Shinto ” vient du chinois Shin Tao et le couple divin Izanagi-Izanami a certainement été inspiré du principe taoïste Yin-Yang. Les termes Shinto et Kami-no-michi signifient “ La Voie des Dieux ” (kami : ce qui est au-dessus, en haut) dont la pratique fondamentale est la purification. La religion japonaise est, depuis l’origine et jusqu’à nos jours, un culte du Soleil et du Feu. Le peuple japonais vénère encore le Soleil à son lever et à son coucher et de nombreux cultes sont rendus au Feu à travers les grandes fêtes : fêtes printanières du Feu, fêtes pour les Ancêtres et pour les âmes des défunts, fête de Nouvelle Année où les objets de l’année passée sont brûlés et où les foyers reçoivent le feu purifié. Lors de la “ fête bon ”, fête pour les Ancêtres et les âmes des morts, un cortège éclairé de lanternes va chercher les âmes au cimetière. Dans certains districts, des torches sont allumées au sommet de la montagne la plus proche du village et de ce sommet, les morts sont appelés par leur nom. À la lueur des torches, le cortège raccompagne l’âme du défunt jusqu’à sa maison où les cierges de l’autel familial sont allumés à la flamme rapportée de la montagne.

Le culte d’adoration des Kami (matsuri) se déroule en pleines ténèbres, éclairées seulement par quelques torches. Durant ce culte, entre autres choses, on fait résonner un tambour ou des clochettes ; on entonne l’appel au Kami avec en plus, parfois, des paroles mystiques. Les norito (invocations) sont psalmodiées ; des chants et des danses sont offerts au Kami et la divination est pratiquée. À l’occasion d’une grande fête printanière du Feu (tai-matsu-no-matsuri), chaque corporation de la ville élève une torche de vingt mètres. (réf. : Michel Random).

Au pays du Soleil Levant, les empereurs étaient considérés comme les descendants d’Amaterasu, la Déesse du Soleil, fondatrice mythique du Japon, adorée comme la plus haute et la plus noble divinité japonaise. Ces mythes transcrivent, bien évidemment, l’adoration faite au Soleil. Cependant, les textes du Shintoïsme officiel (Kojiki : Récits des Choses Anciennes ; Nihongi : Chroniques du Japon) ne donnent pas au mythe d’Amaterasu l’importance qu’il a dans la pensée populaire. Dans le mythe, après les méfaits de Susanowo, le Dieu de l’Océan et frère d’Amaterasu, cette dernière se réfugie dans une grotte céleste, privant ainsi le monde de sa lumière. Pour faire sortir la déesse de la grotte, les autres dieux imaginent une tactique : un miroir et un collier de perles sont suspendus aux branches d’un genre de pin. Une omoplate de daim est soumise au feu afin d’effectuer une divination. Une planche résonnante est placée devant la grotte et une déesse effectue une danse rapide.

 

1.3 Le mythe et les outils phosphéniques incompris
des mythologues et des sociétés secrètes non initiatiques.